[interview] : ENTRE SPORT, CUISINE ET LECTURE, INES BOUBAKRI EN CONFINEMENT

Février dernier, Ines Boubakri avait réservé son billet pour les olympiades de Tokyo 2020 en décrochant la seule et unique place africaine en jeu.  Mais depuis, tous les événements sportifs se sont ajournés les uns après les autres jusqu’au report des Jeux Olympiques à cause du pic épidémique du coronavirus.

Médaillée olympique, fille d’escrimeuse et femme d’escrimeur, notre championne a sans doute cette passion de la tête aux pieds. Mais, cette période de confinement a réanimé une autre passion en elle. Ines se démarque également par une zénitude exceptionnelle. (Re) découvrez Ines Boubakri dans notre interview inédite !

Bonjour Ines Boubakri , je voudrais d’abord avoir de vos nouvelles et comment se passe votre confinement ?

“Bonjour, “Romdhanek Mabrouk” ! Au tout début c’était bizarre mais là je profite. Pour être honnête, ça se passe très très bien. Je suis dans le centre de la France avec une partie de la famille résidente ici. Je n’ai pas voulu rester à Paris parce que dans un appartement je me suis dit que ça va être long et pénible… Actuellement je suis dans une grande maison, je m’entraîne pratiquement tous les jours.

Je n’ai jamais eu un moment aussi calme que cette période là.  Donc j’essaye de me reposer tout en gardant la forme. Je pratique mes séances habituelles sans spécificités. J’intègre un peu les déplacements d’escrime, je fais beaucoup de physique, je cours et je fais de la musculation avec le poids du corps. Je suis toujours en contact avec mon entraîneur et avec mon préparateur physique qui m’envoient régulièrement des séances à faire. Voilà je me régale, je n’arrête pas de cuisiner et je me fais plaisir.” 

J’allais justement vous demander  votre rituel sportif, vous avez dit à l’instant que vous cuisinez, vous adoptez donc une certaine hygiène alimentaire ?

“Je ne suis aucun régime. Je n’ai jamais fait de régime de ma vie et pour l’instant je ne compte pas le faire (rire). Le seul truc c’est que je fais attention à ce que je mange, même si je ne le fais pas au gramme près.  C’est vrai que je suis gourmande mais avec limite, je respecte les heures des repas, mais je ne me prive pas ! Heureusement que ma morphologie fait en sorte que je ne prends pas beaucoup de kilos (rire)

Aussi, j’aime cuisiner. Je cuisine toutes sortes de plats : tunisiens, européens et même asiatiques. C’est bien d’avoir le temps de cuisiner. ”  

En cette période qu’est ce qui vous manque en particulier ?

“Ce qui me manque le plus c’est d’être sur la piste de faire et de l’escrime avec une tenue complète. Ce qui me manque aussi  c’est d’être avec les gens qu’on aime, ma mère, ma famille, mais aussi de voyager.  Mine de rien, ça fait 15 ans que je voyage quasiment tous les weekends. En même temps, j’ai maintenant commencé à apprécier le calme et j’oublie le stress de faire sa valise, de galérer pour avoir les visas, acheter les billets d’avion…”

Comment avez-vous vécu l’annonce du report des Jeux Olympiques ?

“Alors c’est vrai qu’au début on prenait pas les choses au sérieux. Je me suis dit que c’est une petite crise et qu’ils vont certainement trouver une solution assez rapidement. Plus le temps avançait plus la situation s’était aggravée. Du coup j’étais quasiment prête mentalement, je m’y attendais.

Il y a quand même ce sentiment de déception. Avant 3 mois c’était presque la dernière ligne droite. Je me dis aujourd’hui que franchement c’est plus rassurant de reporter.  Les jeux c’est censé être une célébration de la vie. Je ne me vois pas faire les Jeux dans des circonstances pareilles alors que  les athlètes, les bénévoles, les entraîneurs et les spectateurs allaient courir un risque !

C’est la période qui change mais pour moi l’objectif reste le même, le lieu et la date ne changent rien ! C’est un mal pour un bien, je soignerai un peu plus mon genou, je prendrai le temps de me préparer correctement. Il y a encore des doutes sur l’évolution sanitaire de la situation mais après on verra bien.”

-Être optimiste est un devoir moral-Karl Popper

Un mot de la fin pour les gens confinés  ?

“Cette période m’a appris à rester calme, zen et positive. Je suis optimiste pour la suite, tout ce qu’il faut c’est être patient, j’espère que rapidement on aura une vie normale comme d’habitude. Après il faut aussi respecter les règles sanitaires, il faut protéger soi-même et de ses proches. Soyez patients et optimistes !”

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Il y’a 3 mois
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